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Stockholm, 9-10 octobre 2023 : séminaire « Décisions préjudicielles de la Cour de justice de l’Union européenne – de CILFIT à Consorzio »

Stockholm 2023

Les 9 et 10 octobre 2023, à Stockholm en Suède, la Cour administrative suprême de Suède a organisé, en étroite collaboration avec la Cour administrative suprême de Finlande et l’ACA-Europe, un séminaire consacré aux « Décisions préjudicielles de la Cour de justice de l’Union européenne – de CILFIT à Consorzio ». Ce fut le premier séminaire de la présidence finlandaise. Il a réuni plus de cinquante participants : des représentants des conseils d’État et des juridictions administratives suprêmes des États membres de l’ACA-Europe, ainsi que des États ayant le statut d’invité et d’observateur de l’association, mais aussi le président Lenaerts et le juge Wahl, de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

Comme son titre l’indique, le séminaire a porté principalement sur l’obligation des juridictions nationales statuant en dernier ressort d’opérer des renvois préjudiciels, telle qu’interprétée dans la jurisprudence de la CJUE.

Le séminaire a débuté par des discours de bienvenue des présidents des cours administratives suprêmes de Suède et de Finlande. Helena Jäderblom et Kari Kuusiniemi ont remercié les participants pour leurs réponses, faisant preuve d’implication, au questionnaire. Celles-ci ont richement alimenté le Rapport général et engendré de fructueuses discussions sur le rôle important des juridictions nationales statuant en dernier ressort, en faveur du maintien de l’uniformité de la législation européenne, tout au long de la procédure de décision préjudicielle.

Le Rapport général a ensuite été présenté par Sarah Helaoui, Emma Millberg et Sofia Karlsson Wramsmyr, juges-référés (en charge de la préparation et de la présentation des cas) auprès de la Cour administrative suprême de Suède.

Le président de la CJUE, Koen Lenaerts, a apporté sa contribution à la session d’ouverture en exposant amplement son point de vue sur les nouveaux développements liés à la doctrine de l’acte clair. Il a mis l’accent sur le fait que la procédure préjudicielle ne devrait pas être considérée comme un dialogue purement vertical entre la CJUE et les juridictions nationales statuant en dernier ressort, mais plutôt comme un réseau horizontal de collègues. Le président Lenaerts a souligné le fait que, lorsqu’elles opèrent un renvoi préjudiciel, les juridictions nationales peuvent couler les fondations d’un débat européen de qualité, simplement en formulant les questions et en indiquant la réponse qu’elles estiment que celles-ci appellent. Il a aussi indiqué que le fait que la CJUE ait répondu antérieurement à une question n’empêche pas de la poser à nouveau, si la juridiction nationale est d’avis qu’il s’impose d’ajuster la jurisprudence. C’est tout particulièrement dans ces cas de figure qu’il est important que la juridiction nationale spécifie la raison pour laquelle elle estime que la jurisprudence existante ne devrait pas être appliquée. Le président Lenaerts a par ailleurs souligné le rôle de réseaux comme l’ACA-Europe (qui font circuler la jurisprudence nationale) dans le maintien du critère Consorzio. Il doit être tout aussi clair pour d’autres juridictions nationales statuant en dernier ressort que l’interprétation correcte de la législation européenne s’impose avec une telle évidence qu’elle ne laisse place à aucun doute raisonnable.

Le séminaire était divisé en trois sessions de tables rondes, portant chacune sur un sujet pertinent lié aux décisions préjudicielles.

C’est Anna Wallerman Ghavanini, professeure adjointe à l’Université de Göteborg, qui animait la première table ronde. Celle-ci était consacrée à la question de la formulation de la demande de décision préjudicielle. Anna Wallerman Ghavanini a commencé par exposer quelques réflexions liées au Rapport général, et ses recherches à cet égard. Au niveau général, la discussion a révélé qu’il était souvent propice pour la juridiction nationale de décrire l’intégralité des faits et du contexte dans lequel une affaire devait être évaluée, ainsi que les conséquences de telle ou telle réponse à une question. Cela peut aider la juridiction nationale à obtenir une réponse utile de la CJUE dans l’affaire spécifique. La discussion a par ailleurs porté sur la question de savoir s’il était approprié qu’une juridiction nationale fasse part de son propre point de vue lorsqu’elle formule une demande de décision préjudicielle. Certains participants, dont le président Lenaerts, ont signalé que le faire pourrait faciliter la compréhension par la CJUE de l’affaire et des questions posées. Cela pourrait aussi se révéler utile pour les États membres à l’heure de décider s’ils interviennent ou non. Si certains participants étaient d’avis que l’expression de son point de vue par une juridiction nationale ne pouvait jamais être considéré comme partial, d’autres ont déclaré que cela pourrait donner l’impression que la juridiction préjuge de l’issue de l’affaire. Le président Lenaerts a souligné que tout point de vue devait être exprimé avec un esprit ouvert. Selon lui, on ne peut dans ce cas accuser de partialité la juridiction opérant le renvoi, parce qu’elle se prévaut des possibilités offertes par les règles de procédure de la CJUE.

La deuxième session portait sur l’obligation de motivation dans l’hypothèse où une juridiction nationale de dernière instance rejetait une demande de décision préjudicielle. Elle était animée par Jörgen Hettne, professeur à l’Université de Lund. Celui-ci a lancé le débat en revenant sur l’affaire Lyckeskog (C-99/00) et la question de savoir si les exigences de la législation nationale en matière d’autorisation de recours avaient une incidence sur l’étendue de la motivation du rejet d’une demande d’opérer un renvoi préjudiciel. La discussion suivante a porté sur la récente affaire Kubera (C-144/23), dans le cadre de laquelle la Cour suprême de Slovénie a demandé à la CJUE si l’exigence de motivation des décisions judiciaires s’appliquait également à une demande d’une partie de procéder à un renvoi préjudiciel dans une affaire où « l’autorisation d’un pourvoi en révision » est refusée. Dans l’attente de la décision de la CJUE dans cette affaire, les participants ont souligné qu’il était compliqué de motiver de manière poussée une décision lorsque le fond de l’affaire n’était pas examiné. La question de savoir si le juge devait rendre des comptes et était personnellement responsable des dommages au niveau national a par ailleurs été soulevée. On a fait valoir que toute responsabilité du juge doit être exclusivement limitée à la motivation et ne peut avoir trait au choix d’opérer ou non un renvoi préjudiciel. Dans le cadre de cette discussion, le président Lenaerts a souligné le fait que, si la procédure préjudicielle est un mécanisme important de coopération entre la CJUE et les juridictions nationales, elle ne constitue pas un recours pour les parties.

La troisième et dernière session était animée par la Dr Anna Wetter Ryde, chercheuse en chef à l’Institut suédois d’études politiques européennes. Le rôle que les juridictions nationales jouent, ou devraient jouer, dans le maintien du système constitutionnel de l’UE, constituait le thème principal de cette session. Comme Anna Wetter Ryde l’a d’emblée expliqué, une possibilité limitée d’examiner la compatibilité d’un acte de l’UE avec, par exemple, les droits de l’homme ou la compétence de l’UE, découle de l’article 263 du TFUE. Les juridictions nationales peuvent dès lors jouer un rôle important dans la sauvegarde du droit de l’UE en soulevant des questions de validité. Malgré cela, les participants ont indiqué qu’il était rare que les juridictions nationales posent des questions ayant trait à la validité d’un acte de l’UE. Cela s’explique selon eux par le fait que les juridictions nationales sont tenues de traiter les cas présentés par les parties, sans pouvoir « choisir » ceux dans lesquels des questions de validité de la législation de l’UE sont soulevées. On a simultanément reconnu que seule la CJUE pouvait statuer sur la validité d’un acte de l’UE et que cela imposait en effet que les juridictions nationales assument la responsabilité de poser des questions de validité afin de faire respecter le système juridique de l’UE.

En guise de clôture, Anna Wetter Ryde et Jörgen Hettne ont donné une vue d’ensemble et formulé des réflexions sur le Rapport général ainsi que sur les discussions qui se sont déroulées dans le cadre du séminaire.

Fiesole, 4-5 octobre 2021 : Séminaire 'Droit, tribunaux et lignes directrices pour l’administration publique.’

Fiesole, 4-5 octobre 2021

Les 4 et 5 octobre 2021, le Conseil d’Etat italien et l’ACA-Europe ont organisé le séminaire « Droit, tribunaux et lignes directrices pour l’administration publique » à l’Institut universitaire européen de Fiesole, en Italie.

Le « dialogue horizontal » est le leitmotiv – le fil rouge – choisi par la Présidence italienne pour sous-tendre l’organisation des sessions et analyser les principales tendances qui se sont dégagées des réponses au questionnaire fournies par les États membres. Ce leitmotiv a également guidé les deux journées de travail à Fiesole.

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Brno, 9 septembre 2019 : Séminaire 'Mesures visant à faciliter et limiter l’accès aux tribunaux administratifs’

IMGP6652 Photographie : Cour administrative suprême de la République tchèque

Un séminaire organisé par la Cour administrative suprême de République tchèque et l’ACA-Europe sur le thème des Mesures visant à faciliter et limiter l’accès aux tribunaux administratifs s’est déroulé à Brno, en République tchèque, le 9 septembre 2019. La veille du séminaire, les délégués se sont rencontrés au Moravian Karst, où ils ont été accueillis par Michal Mazanec, Président de la Cour. Évoquant les événements qui ont marqué l’histoire de l’ancienne Tchécoslovaquie, il a souligné l’importance de la coopération entre les juridictions administratives européennes. La visite des grottes de Punkva et du gouffre de Macocha a été sublimée par le Largo de la symphonie du Nouveau Monde d’Antonín Dvořák interprété par Lenka Bursíková, auxiliaire de justice au sein de la Cour.

Près de 35 membres des Cours administratives suprêmes et Conseils d’État de 25 pays d’Europe se sont réunis dans les locaux de la Cour afin de trouver une solution proportionnelle à la tension qui s’exerce entre deux principes : le droit à accéder à un tribunal impartial, d’une part, et l’efficacité du contrôle juridictionnel, d’autre part. En outre, deux éminents invités de la Cour de justice de l’Union européenne, Michal Bobek, Avocat général à la Cour de justice, et Jan M. Passer, Juge au Tribunal, ont participé à la session. La base de travail du séminaire résidait dans le Rapport général établi par Zdeněk Kühn et Pavel Molek, universitaires et juges à la Cour. Le Rapport synthétisait les rapports nationaux transmis par 23 juridictions. Barbara Pořízková, Vice-présidente de la Cour, a ouvert le séminaire. Elle a remercié la présidence allemande d’avoir confié à la Cour l’organisation du séminaire. En posant la question de savoir comment il convient de faire face au nombre croissant d’affaires qui sont portées devant les tribunaux administratifs et si les barrières qui se dressent devant les personnes demandant une protection juridictionnelle sont justes et appropriées, elle a délimité les contours du séminaire.

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Leipzig, les 10 et 11 mars 2021 : Harmoniser la documentation juridique administrative en Europe’

Le premier séminaire en ligne de l'ACA-Europe, consacré à la documentation, s'est tenu les 10 et 11 mars 2021. En cette période de présidence allemande prolongée, des participants de plus de 20 pays de l'UE se sont réunis chaque jour pendant 2,5 heures par vidéoconférence pour discuter du travail des services de documentation des juridictions membres de l'ACA, de l'avenir de la base de données JuriFast et de la future coopération en matière de « Documentation des décisions de justice ».

Le premier jour, nous avons dénombré 74 participants, le second 68, dont plusieurs présidents ainsi que des juges des juridictions membres de l'ACA, des documentalistes et des spécialistes de l'information de la Cour de justice européenne (CJUE). Le professeur Klaus Rennert, en qualité de président en exercice de l'ACA-Europe, a souhaité la bienvenue aux participants. Les blocs thématiques du séminaire, ainsi que les séances de questions-réponses qui ont suivi, ont été modérés par Mme Dr. Butz et Mme Pettau de la juridiction administrative fédérale allemande.

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Leipzig, le 31 mai 2021 : "ReNEUAL II, La gestion de l’information administrative à l’ère numérique"

Le 31 mai 2021, l’ACA-Europe a organisé le colloque dans le cadre du projet ReNEUAL II. Il s’agissait là du dernier événement de la présidence allemande de 2018-2021. Ce colloque avait été planifié en mai 2020, mais il avait été reporté d’un an du fait de la pandémie de Covid-19. Les espoirs d’une organisation en présentiel, qui avaient accompagné son report en 2020, ont été déçus. Après une année de pandémie, cependant, les compétences numériques dans toute l’Europe se sont trouvées suffisamment développées pour tenir le colloque en ligne. Après le séminaire sur la documentation d’avril 2021, il s’est agi du deuxième événement en distanciel de ce type dans l’histoire de l’association ACA-Europe.

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